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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 14:33

Les enjeux de la protection des terres agricoles et naturelles périurbaines
 
Des enjeux pour la ville, comme pour l’agriculture et la nature

(source
http://www.experimentation-paen.fr)

En France, chaque année, 35 000 ha de terre agricole et naturelle sont urbanisés, 5 000 ha sont artificialisés pour réaliser des infrastructures de transports. Par ailleurs, 20 000 ha quittent chaque année la sphère productive agricole et forestière pour entrer dans le patrimoine privé des jardins et loisirs verts.

Des enjeux de développement et d’aménagement durables des territoires urbains :

La recherche d’un territoire équilibré et polycentrique conduit à faire jouer aux espaces agricoles et naturels un rôle essentiel dans l’organisation spatiale et fonctionnelle des nouvelles agglomérations et métropoles. Cadre de vie pour une grande partie de la population, ces espaces sont également des espaces à vivre. Les activités agricoles et forestières, comme les activités liées au développement des loisirs verts sont des composantes maintenant reconnues de l’économie du territoire urbain et périurbain. Ainsi, la notion de multifonctionnalité de l’espace devient une notion courante tant chez les urbanistes que chez les agronomes. Réfléchir au développement d’un territoire à travers cette perception de l’espace impose de prendre en compte toutes les conditions indispensables au maintien et à la mise en valeur des caractéristiques locales qui font la qualité et l’attractivité des lieux (paysages, usages et activités, etc.).

Des enjeux alimentaires :

Le développement des circuits courts de commercialisation des produits agricoles et la reconnaissance des services environnementaux apportés par l’agriculture contribuent à rapprocher à nouveau producteurs et consommateurs. La hausse du prix des matières premières agricoles et les perspectives de valorisation énergétique de ces produits ont remis sur le devant de la scène la production agricole et forestière. Aujourd'hui, le grand public et les acteurs politiques locaux commencent à prendre conscience que la terre arable est une ressource naturelle non renouvelable. Notre capacité à nourrir l’humanité n’est pas un acquis ad æternam. De plus, les questions d’alimentation et de santé devraient prendre une importance centrale dans la gouvernance territoriale des prochaines années.

Des enjeux sociaux et culturels :

Ce sont d'abord leurs fonctions récréatives qui militent pour une meilleure protection des espaces non bâtis périurbains. Leur dimension sociale et éthique émerge depuis plusieurs années à la faveur de la multiplication des sentiers découverte, des fermes pédagogiques, des systèmes valorisant l’accueil ou la vente directe à la ferme, de l’émergence des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), du renouveau des jardins ouvriers, etc. La fonction identitaire de l’agriculture et du monde rural devient également primordiale dans un monde ou la globalisation pose à tout un chacun la question de ses racines.

Des enjeux environnementaux :

L’extension non contrôlée des zones urbaines ou plus généralement des espaces artificialisés et la segmentation des espaces naturels mettent en péril la biodiversité et les équilibres écologiques. Le maintien des espaces agricoles, forestiers et naturels périurbains est un moyen de maintenir un maillage vert cohérent, indispensable à la circulation des espèces, et permet de contrer et réduire certaines pollutions des sols et des eaux. Par ailleurs, dans un contexte mondial de recherche de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les capacités stockage du CO2 atmosphérique par la terre et les végétaux qui y poussent ne sont pas négligeables, loin s’en faut. L’artificialisation des sols périurbains est donc contre-productive en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Des enjeux énergétiques :

Face à la pénurie de pétrole annoncée, la réduction des dépenses énergétiques est l’un des chevaux de bataille de notre société. La question du bilan carbone des agglomérations est ainsi d’actualité. A cette fin, l’approvisionnement local en produits alimentaires et en biomatériaux ainsi que la multiplication des circuits courts de distribution permettent, entre autre, de réduire les coûts énergétiques de transport. Le développement des systèmes énergétiques alternatifs utilisant du bois de chauffage ou mobilisant des carburants d’origine biologique est l’une des pistes de recherche actuelle. Répondre à la demande en matières premières renouvelables d’origine biologique contribue à favoriser une meilleure protection des espaces agricoles, forestiers et naturels périurbains.


La protection des terres agricoles et naturelles périurbaines de la Chapelle sur Erdre nous conduit fort logiquement à refuser le tracé Nord.

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Published by chapelain - dans communication culture
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commentaires

micheneau 02/03/2009 10:48

J'ai l'impression d'etre pris pour un imbecile quand vous mettez dans ma boite aux lettres a cotalard ce prospectus contre le trace nord du tram.
Sans nier votre probleme , je suis quand meme surpris en tant que defenseur de la nature ,que personne a la Chapelle n'ai jamais reagi au Plan local d'urbanisme de 2007, alors qu'actuellement on est en train de detruire des arbres trentenaires su une patcelle de 800m2 pour construire deux maisons de 350m2.Meme "solidarite ecologie" n'a pas leve le petit doigt.
Je pense que les associations de defense de la nature sont a geometrie variable.Cordialement.
Je suis pret a dialoguer avec vous dans la mesure ou tous les problemes doivent etre pris dans leur globalite.

chapelain 02/03/2009 12:52



Bonjour Monsieur

Effectivement beaucoup de sujets touchant  l'Environnement et la Biodiversité à La Chapelle  sur Erdre sont insuffisamment défendus par les acteurs
traditionnels de l'Ecologie.

C'est bien pour cette raison que La Chapelle Ville Nature a été créée très récemment (le 13 janvier 2009) afin de réagir au tracé Nord du tram-train,  mais également sur tous les autres
projets qui pourraient menacer les zones naturelles chapelaines.

Notre association a pour objet d'être force de proposition et d'action dans le cadre de tout nouvel aménagement et équipement de notre ville, en étant attentif : à l'Environnement, au
Développement Durable, à l'impact économique et à l'amélioration de la qualité de vie des chapelains.

Le projet le plus urgent à traiter est aujourd'hui le tracé du tram-train vers Treillières (mise en concertation publique des tracés au second semestre 2009) mais sachez que nous comptons
bien défendre l'Environnement chapelain dès qu'il sera menacé !

Nous ne faisons pas de politique, nous sommes des citoyens engagés dans la protection de l'Environnement et de la Nature et amoureux de notre belle commune, encore verte , mais qui risque de
perdre son caractère rural, si des projets comme le tracé Nord voit le jour!

Nous sommes à votre disposition pour prendre connaissance des problèmes que vous évoquez dans votre quartier.

Cordialement

 



Présentation

  • : Le blog de La Chapelle Ville Nature
  • Le blog de La Chapelle Ville Nature
  • : Mise en cause du tracé NORD du projet de tram train La Chapelle sur Erdre - Notre Dame des Landes, qui porte une atteinte environnementale majeure à un site situé en zone NATURA 2000(FR 5200624)- Marais de l'Erdre.
  • Contact

Tous contre le tracé Nord


Débat public à venir pour la ligne de tram-train vers Notre Dame des Landes, avec une ouverture possible à l'horizon 2020
Avec La Chapelle Ville Nature : WWF France, SOS Loire Vivante, Joseph van der Stegen (Commission européenne - DG Environnement Unité B.2 "Nature et Biodiversité"), Solidarités Ecologie, Les Verts et 900 pétitionnaires chapelains contre LE TRACE NORD !
 

Le Tracé Nord vu par satellite


Afficher Tracé Nord tram-train vers Treillières-Vigneux sur une carte plus grande

Le tracé Chapelle Ville Nature


Afficher Tracé proposé par la Chapelle Ville Nature sur une carte plus grande

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